Lundi 28 janvier 2008

La discussion autour de la “dégustation” des animaux clonés ne fait que commencer,  et l’arrivée de cette “viande” dans les assiettes des consommateurs européens ne semble pas pour demain, contrairement à ce qui se passera aux Etats-Unis, en raison des craintes de l’opinion et des doutes des experts, illustrés jeudi par un avis critique d’un comité bioéthique.

20080118_Brebis.jpgLes Américains auront bientôt de la viande d’animaux clonés dans leurs assiettes. Faut-il s’attendre à la même chose en Europe et en France? Le comité d’éthique européen sur la science et les nouvelles technologies (EGE), une instance créée par la Commission européenne, a dit ne “pas voir d’arguments convaincants justifiant la production de nourriture à partir de clones et de leur progéniture”, dans un communiqué. “Compte tenu de l’ampleur actuelle des souffrances et des problèmes de santé des animaux porteurs et des animaux clonés, le comité doute de la justification éthique du clonage des animaux à des fins alimentaires”, souligne-t-il.

Si, malgré tout, l’Union européenne devait donner son feu vert, il recommande d’appliquer plusieurs critères stricts pour garantir l’innocuité des produits des animaux clonés et de leur progéniture, veiller à une traçabilité fiable et au bon traitement des bêtes. Cet avis tranche d’une part avec celui de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui a jugé vendredi que les aliments provenant de clones d’animaux, tels que la viande et lait, ne présentaient pas plus de danger que ceux issus d’animaux conçus de manière traditionnelle.

Il prend surtout ses distances avec les Etats-Unis, où l’Agence américaine de réglementation des produits alimentaires (FDA) a donné cette semaine son feu vert à la commercialisation de produits issus de bovins, d’ovins et de porcs clonés, les considérant comme étant sans risque pour la consommation humaine.

Un coup de pouce à l’industrie biotechnologique américaine qui, depuis la naissance de la brebis Dolly, premier clone de mammifère, en 1996 en Grande-Bretagne, a investi des sommes importantes dans le clonage pour parvenir à reproduire un cheptel doté des meilleures qualités génétiques.

Le sujet est beaucoup plus conflictuel dans l’Union européenne où les produits génétiquement modifiés, baptisés “nourriture Frankenstein” par leurs détracteurs, font figure d’épouvantail.”Il ne faudrait pas jouer à l’apprenti sorcier”, a mis en garde cette semaine l’association des consommateurs Test Achat en Belgique à propos des aliments issus de clones d’animaux.

Les pays de l’UE sont déjà très divisés sur la question des OGM. Un seul produit, une sorte de maïs de la firme américaine Monsanto, est autorisé à la culture. Et la France vient de décider de suspendre cette autorisation. Embarrassé, Bruxelles, avant de prendre une décision sur la nourriture clonée, affirme vouloir attendre l’avis final de l’EFSA attendu en mai et surtout les conclusions d’un enquête prévue auprès des citoyens européens, traditionnellement très sceptiques sur le sujet.”Il est très important pour nous” d’avoir l’opinion des Européens sur cette question, a assuré mercredi le commissaire européen à la Santé Markos Kyprianou à Bruxelles.

Au final, l’avis plutôt négatif du comité bioéthique et les résultats de l’enquête d’opinion pourraient donner des arguments suffisants à la Commission pour refuser, au moins dans l’immédiat, une commercialisation des produits clonés pour l’alimentation, et éviter ainsi de déclencher une nouvelle polémique après celles sur les OGM et les hormones.

Mais un refus l’exposerait à un recours des Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), venant s’ajouter au contentieux qu’elle a déjà avec Washington au sujet des restrictions que l’UE impose aux OGM.

par Derfel publié dans : Plaisirs de la table communauté : Telle est le monde ! créer un trackback
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 24 janvier 2008
Le chocolat suisse Toblerone fête ses 100 ans, un siècle de mélange entre chocolat, nougat et miel. La barre au chocolat à la forme triangulaire, qui constitue l’une des marques suisses les plus connues de par le monde, a été créée en 1908 à Berne.

20080118_Toblerone.jpgVendu sous forme de barre de chocolat, Toblerone est constitué de morceaux de chocolat de la forme d’un prisme droit à base triangulaire. Ce chocolat, encore produit à Berne, est vendu dans 122 pays.Il est constitué principalement de chocolat, de nougat, de miel et d’amandes.  Le Mont Cervin est représenté sur l’emballage. Les pics caractéristiques de cette confiserie rappellent l’identité montagnarde de la Suisse.

Les tout premiers Toblerone sont arrivés sur le marché en 1908. Eux aussi avaient été produits à Berne.Le fabricant de chocolat Theodor Tobler (1876-1941) et son cousin, le directeur de la production Emil Baumann (1883-1966), sont les inventeurs de ce chocolat unique. Le nom TOBLERONE est le résultat d’une combinaison du nom de société “Tobler” avec “Torrone,” une spécialité de nougat italien

Une exposition est consacrée au Toblerone dès vendredi dans la ville fédérale. Le public pourra découvrir les secrets de ce chocolat à la forme pyramidale jusqu’au 23 février, a indiqué la société jeudi devant la presse à Berne.

Aujourd’hui en mains américaines de Kraft Foods, le Toblerone est fabriqué exclusivement dans une usine moderne sise en banlieue bernoise. La barre chocolaté contient, outre les ingrédients de base que sont le cacao et le lait, du nougat d’amandes et du miel.

Le Toblerone a connu un vif succès dans le monde et en Suisse, où il a inspiré des recettes de mousse au chocolat. Il a aussi donné son nom aux défenses anti-chars de l’armée en raison de la similitude de formes entre le chocolat et les fortifications pyramidales.

Comme tout produit qui a du succès, Toblerone a de nombreux imitateurs de par le monde. C’est d’abord et avant tout l’emballage (couleur, nom et logo) qui est copié. Naturellement, Toblerone poursuit activement ces imitations qui en général n’atteignent pas le niveau de qualité de Toblerone et qui pourraient ainsi nuire à son image de marque. 

par Derfel publié dans : Plaisirs de la table communauté : Adoptez un mot! créer un trackback
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 18 janvier 2008

20080118-Vin.jpgTrès amusante cette étude qui explique  le plaisir procuré par un vin en se référant à son prix. Lisons l’info dans son intégralité : Des chercheurs californiens ont démontré que le plaisir ressenti par le cerveau lors de la dégustation d’un vin augmentait par le seul fait de lui attribuer un prix plus élevé. Ce résultat prouve le pouvoir du marketing, selon eux.

Les volontaires ont testé cinq différentes bouteilles de Cabernet Sauvignon et classé leurs préférences. Il s’agissait d’un test en aveugle, la seule information fournie étant celle du prix de la bouteille. Sans le préciser aux cobayes, les chercheurs leur ont présenté deux fois le même vin, la première fois accompagné du prix réel de la bouteille, la deuxième avec un faux. Ils ont aussi fait passer un Cabernet Sauvignon valant 90 dollars pour un à 10 dollars, et un vin à 5 dollars pour un valant 45 dollars.

Pendant la dégustation, les scientifiques ont scanné le cerveau des volontaires. Résultat, si un consommateur est convaincu du prix élevé d’un vin, gage pour lui de qualité, le breuvage est aussi ressenti comme meilleur par le cerveau. Faut-il solder le vin pour le bouder alors!

par Derfel publié dans : Plaisirs de la table communauté : Adoptez un mot! créer un trackback
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 1 novembre 2007

Il semblerait que le parler rural de notre belle région ait posé quelques soucis de compréhension pour celles et ceux qui se sont intéressés à la recette du papet. C’est pour cela  que je reproduis ci-dessous un texte empreint de moult vaudoiseries. Le but ? Et bien le premier qui me retourne une traduction en « français » recevra ma recette du saucisson vaudois.

 
« Ce matin-là, mécol, le Taguenet, j'avais peu d'accouet, j'étais tout moindre. Mais après avoir enfilé mon pantet, je m'emmode. Je vais d'un pas quelque peu vigousse retrouver ma bouèbe pour la cocoler, oui, car je fréquente.

Comme ce n'était pas une mijaurée, tout en lui caressant le cotzon, je lui propose de se préparer à prendre un traclet pour se rendre sur un becquet de par là-haut. On avait grebolé toute la nuit, car il avait fait une de ces cramines à te flanquer la grolette. Le matin, après une puissante roille, une véritable saucée, il a chotté. Il ne restait plus que du mouillon. Heureusement que j'avais une panosse pour essuyer la gouille, il fallait éviter qu'un taborniau ou une bedoume, dont les quinquets étaient encore tous collés, ne viennent s'encoubler dans ce patrigot et cupesser tout à côté dans le ruclon qui sentait encore le brûlon, souvenir d'un feu qui couvait encore depuis la veille au soir.

Avec ma gâtionne, nous décidâmes de nous ganguiller au fin coutzet d'un mamelon des environs. Ma minçolette était gringe, un peu piorne, elle pétouillait car elle avait la trouille. Ayant peur de déguiller, de dérupiter et de s'epécler une piaute, elle s'est mise a quequeiller : Quelle longue tirée pour la descente !

Aussi, après avoir refermé un clédard : Il faut penser aux modzons ruminant dans le pré ! Nous nous arrêtâmes pour souffler un peu dans le cagnard, une espèce de mayen dont le toit était recouvert de tavillons. Nous actionnons le péclet et nous nous cotons dedans. Loin de nous l'idée de foutimasser, de miquemaquer, pas plus que de potringuer, je le jure, ni même de jouer à la courate. Non, notre voeu le plus cher était de s'accorder un clopet réparateur. Quelle pioncée nous avons faite ! Tout ragaillardis, nous retournâmes au village ; mais quelles sont ces brâmées, ces cyclées ?? D'où ce baccanal pouvait'il provenir ?

Il venait de la pinte à l'entrée de laquelle se trouvait un gapion venu mettre un peu d'ordre dans cette chotte. Lors d'une rioule durant laquelle certains clients avaient trop sacrifié à Bacchus après avoir pintoillé

et abusé de la topette (quelle embardouflée ils en avaients), deux toyotzes, de vraies chenoilles, s'étaient lancés des fions puis se sont foutu des agnafes. Nous avions rarement vu pareille astiquée ! Ces deux cradzets s'étaient trivougné à tel point que les deux gniolus avaient le pif tout maillé, tout de bizingue. Nous en étions tout remués.

Vous comprendrez qu'après avoir constaté les dégâts de cette passe de lutte, ma minçolette et moi, nous avions besoin de nous requinquer. Juchés sur des trabedzets quelque peu branlants, nous appelâmes la fille de l'aubergiste, une grande berclure, pouète comme un épouvantial à moineaux et raide comme la justice de Berne. Sa robe, qui avit dû être blanche, était recouverte de tacons virant au grisâtre. Son apparition a déclenché chez nous une de ces détraques, une déguille à se rouler de rire par terre. Cette guïupe, une vraie pèdze, parait-il, selon les gens du village, a servi aux deux affamés que nous étions tout ce qu'il fallait pour se rapicoler.

Nous avons rupé sans nous faire prier de la fricassée de cayons, du gâteau au nion, du gâteau à la cougnarde et du taillé aux greubons, sans oublier des rebibes de l'Etivaz. Le solide a été puissamment arrosé d'un breuvage qui n'était pas, je vous l'assure, un penadzet : il a fallu plusieurs fois rafoncer.

Cette tranche de vie un peu loufoque se termine ici, J'espère que vous n'avez pas été trop dur a la comprenette de ce langage spécifiquement vaudois et que vous ne le redzipéterez pas, car gare aux batoilles !!!! »

 

par Derfel Cadarn publié dans : Plaisirs de la table communauté : Adoptez un mot! créer un trackback
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Perdu dans le blogue?

Recherche

Vers les blogues amis

http://missterre.e3b.org/
Et voici un sympathique blogue orienté vers la nature et l'humour entre autres choses.

http://propice.blogspot.com/
Ce site a pour but de rassembler toutes les bonnes trouvailles du net : bons plans, jeux gratuits, logiciels gratuits, vidéos, humour, insolite, design, conseils, trucs et astuces, fonds d'écran...

www.champagne-village.com
Champagne-Village est un petit village suisse voué à disparaitre si personne ne prend sa défense. Rejoignez notre cause & participez à notre grand sondage pour sauver Champagne CH !

http://www.costadvance.com/
Costadvance.com (ou .fr désormais) relate l'actualité informatique, au niveau hardware comme software !

http://tobhogan.over-blog.com/
Te voici sur mon blog. Tu y trouveras mes petits bonheurs quotidiens, quelques petites grognes, et quelques citations que j'aime bien.

http://misterdan.over-blog.com/
Chroniques d’un infirmier déjanté

http://un-jour-un-evenement-un-mot.over-blog.fr/
Voila mon petit blog commmencé le 9 mai: chaque jour, de l'actualité,un fait historique ou un événement lié à la date ; un mot rare et la photo d'un moustachu, une réponse à une question "essentielle", etc.

http://groovediggers.blogspot.com/
Le Blog 100% Funk Soul Disco

Profil

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Derfel's shop

Référencements


Add to Google
Bookmark and Share

mon pagerank
 
Blog : Jeux sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus