Nouveau cas de dopage à l'EPO sur le Tour. Riccardo Ricco a été pincé, comme Beltran et Duenas. L'Italien, 9e du général, a gagné deux étapes. L'équipe Saunier Duval se retire.
Sous haute surveillance par l'Agence française de lutte contre le dopage (au moins contrôlé à quatre reprises), Riccardo Ricco a été pincé après la 4e étape du Tour de France, le contre-la-montre à Cholet. Après Manuel Beltran et Moises Duenas, c'est cette fois un "très gros poisson" qui a été attrapé.
L'Italien de 24 ans, qui pointe au 9e rang du classement général, a utilisé une EPO récemment mise le marché, appelée la CERA. Il s'agit de la troisième génération de cette substance interdite, qui est efficace sur une plus longue durée. C'est le premier sportif a été contrôlé positif à ce nouveau produit.
Ce n'est pas une surprise
Le grimpeur de l'équipe Saunier Duval, dont le manager n'est autre que le Tessinois Mauro Gianetti, a remporté deux étapes depuis le départ du Tour de France à Brest. Et pour certain, cette révélation n'est pas une surprise au vu des performances du Transalpin lors de la première semaine.
Le "Cobra" s'est imposé lors de la 6e étape dans le Massif central à Super-Besse et sur la 9e dans les Pyrénées à Bagnères-de-Bigorre. Lors de cette dernière, il avait été très impressionnant de facilité dans la dernière difficulté.
Deuxième du dernier Giro derrière l'Espagnol Alberto Contador, il avait décidé tardivement de courir le Tour comme l'avait fait en 1998 son idole, l'Italien Marco Pantani, décédé en 2004 d'une overdose de cocaïne près de six ans après sa victoire dans la Grande Boucle. "Il est fou !", s'est exclamé Pietro Algeri, l'un de ses directeurs sportifs. "Je ne sais pas ce qu'il faut faire. Tout cela me donne envie de rentrer chez moi et de quitter le cyclisme".
Les gendarmes font sensation
Les gendarmes ont fait sensation en interpellant Ricco, dans le car de son équipe sur la ligne de départ, avant la 12e étape Lavelanet-Narbonne pour le mettre en garde à vue.
Sur le parking réservé aux équipes, l'Italien est littéralement poussé dans une voiture de son équipe par deux gendarmes, dans une cohue indescriptible de journalistes et sous les huées de quelques spectateurs ébahis.
Cette succession de contrôles positifs renvoie le Tour de France aux affres de son édition 2007, marquée par plusieurs scandales. Le Danois Michael Rasmussen avait notamment été exclu par son équipe alors qu'il portait le maillot jaune pour avoir fourni de fausses informations sur sa localisation lors de son entraînement d'avant-Tour. Le Kazakh Alexandre Vinokourov, l'un des hommes forts de la course, avait pour sa part été convaincu de dopage par transfusion sanguine.
Saunier Duval quitte le Tour
Après cette annonce, la formation Saunier Duval a décidé de quitter immédiatement la Grande Boucle et de suspendre provisoirement son activité sur toutes les courses dans lesquelles elle est engagée. L'équipe avait encore sept coureurs en course, dont l'Italien Leonardo Piepoli, vainqueur de l'étape-reine des Pyrénéens à Hautacam, et l'Espagnol Juan Jose Cobo Acebo, 8e du général. Un Suisse fait partie du groupe sur le Tour, le Tessinois Rubens Bertogliati.
"C'est une décision de l'équipe qui n'a pas été dictée par ASO (l'organisateur du Tour). Ricco est notre leader et nous ne pouvons pas faire comme si rien ne s'était passé", a déclaré Matxin Fernandez, directeur sportif de Saunier Duval.
En quittant collectivement la course jeudi matin, la formation espagnole n'a donné aucune indication permettant de savoir si Ricco s'est dopé à l'insu de tous ou si d'autres membres de l'équipe sont également impliqués...
Lien :
ajouter un commentaire commentaires (1) recommander
Roger Federer n'est plus le roi à Wimbledon. Déjà malmené l'an dernier en finale par
Rafael Nadal, le no1 mondial, quintuple vainqueur à Church Road, a cette fois dû s'avouer vaincu face à l'Espagnol, vainqueur 6-4 6-4 6-7 6-7 7-5 de son premier Wimbledon, au terme d'un match
long, d'une terrible intensité et interrompu à deux reprises par la pluie.




Commentaires