Deux estampes tirées de gravures de Pablo Picasso ont été dérobées jeudi par des voleurs fortement armés dans
un musée de Sao Paulo au Brésil. Il s'agit du second vol d'oeuvres d'art de grande valeur en moins d'un an au Brésil.
Les estampes volées sont "Le peintre et son modèle" (1963) et "Minotaure,
buveur et femmes" (1933), selon un communiqué de Secrétariat à la culture de l'Etat de Sao Paulo.
Valeur de 400'000 euros
Deux huiles des artistes brésiliens Emiliano Di Cavalcanti et Lasar Segall ont également été dérobées au musée
Pinacoteca do Estado. La valeur combinée des quatre oeuvres est de 612'000 dollars, soit 400'000 euros.
A midi jeudi, trois hommes armés se sont acquittés des droits d'entrée du musée avant de se débarrasser de
trois gardiens désarmés et de s'emparer des estampes, situées au deuxième étage.
Le vol s'est déroulé en une dizaine de minutes, à un moment où le musée était ouvert au public mais
pratiquement vide. Les voleurs ont placé les oeuvres dans deux sacs avec lesquels ils sont ensuite sortis du musée, qui ne dispose pas de détecteur de métaux.
Un vol "sur commande"
Les malfaiteurs ont ciblé les oeuvres dérobées, en délaissant d'autres de plus grande valeur au passage. "Cela
nous incline à penser qu'ils agissaient probablement sur commande" et avaient reçu l'instruction de dérober ces oeuvres-là, a déclaré un responsable de l'unité du crime organisé de Sao
Paulo.
Ce vol rappelle celui d'un tableau de Picasso et d'une oeuvre du peintre brésilien Candido Portinari en
décembre dernier au Musée d'art de Sao Paulo. Les deux toiles étaient estimées à 55 millions de dollars (voir encadré ci-contre).
Liens :
Le site de la Pinacoteca do Estado de Sao Paulo
Pablo Picasso sur Wikipédia
par agences/cer
publié dans :
Arts
créer un trackback
0
recommander
Une sculpture d'Alberto Giacometti a été vendue 27,5 millions de dollars mardi à New-York, alors qu'une toile
de Claude Monet trouvait preneur pour 41,4 millions de dollars. Des sommes record pour les oeuvres des deux artistes.
En plus de La sculpture «Grande femme debout II» adjugée pour 27,5 millions de dollars, quatre autres sculptures d'Alberto Giacometti ont été proposées lors de
cette vente aux enchères d'oeuvres impressionnistes.
Les prix sont allés de 650'000 dollars pour une petite figurine à 14,6 millions pour la pièce «La Place
II».
Le précédent record était détenu par la figure en bronze «L'homme qui chavire», qui avait été adjugée il y a un
an pour 18,5 millions de dollars.
Le marché de l'art subit la crise
Une oeuvre du sculpteur français Auguste Rodin, «Eve, grand modèle - version sans rocher», a été emportée pour
18,9 millions de dollars. Lors de cette même vente, le tableau «Le Pont du chemin de fer à Argenteuil» de Claude Monet a été vendu 41,4 millions de dollars (voir ci-contre).
Enfin, une toile du surréaliste espagnol Joan Miro, «La caresse des étoiles», a été adjugée pour 17
millions.
Cependant, deux autres tableaux de Monet ainsi que des oeuvres de Vincent Van Gogh, Pierre-Auguste Renoir et
Henri Matisse n'ont pas trouvé preneurs lors de cette vente. Ces échecs sont le signe de l'impact de la crise économique américaine sur le marché de l'art.
Liens
Alberto Giacometti sur
Wikipedia
Le site de la vente aux enchères
par agences/gt
publié dans :
Arts
créer un trackback
1
recommander
Après plus de trois heures de débat, les députés vaudois ont accepté l'octroi d'un crédit d'étude de 390'000 francs pour le nouveau Musée cantonal des
Beaux-Arts.
Le projet franchit ainsi une étape essentielle en vue d'une réalisation prévue pour 2012.
Par 82 voix contre 32 et 20 abstentions, les députés ont fini par voter l'entrée en matière sur le projet de décret. Ils ont ensuite accepté très rapidement les
quatre articles, amendant le texte sur un point. Au final, le montant passe de 340'000 à 390'000 francs.
L'augmentation de 50'000 francs a été votée pour mieux étudier le développement des transports publics pour rejoindre le futur musée qui doit être installé au bord
du lac, à Bellerive.
Les oppositions au nouveau musée ont fusé durant toute l'après-midi, en particulier contre le choix du site.
Lien
Le site du nouveau musée cantonal des Beaux-Art
L'Opéra de Lausanne crée l'événement lyrique en recevant quatre contre-ténors dans "Jules César en Egypte" de Haendel. Ce chef-d'oeuvre du belcanto va
attirer 4400 mélomanes dès vendredi et jusqu'au 25 avril.
Créé en 1724, l'ouvrage de Haendel est relativement peu joué. «La Scala de Milan le fera pour la première fois de son histoire dans deux ans», relève en
souriant Eric Vigié lors d'un entretien avec l'ATS. Cet opéra est un feu d'artifice vocal qui exige des voix et des artistes d'exception.
Eric Vigié relève le défi et réunit quatre contre-ténors «aux voix invraisemblables». Ce sont Andreas Scholl (Jules César), Max Emanuel Cencic (Sesto), Christophe Dumaux (Tolomeo) et
Florin-Cezar Ouatu (Nireno). Quatre autres interprètes complètent la distribution, dont Elena de la Merced (Cléopâtre). «La présence de quatre contre-ténors est rare car le rôle central de Sesto
est habituellement chanté par une femme en raison de la tessiture qu'exige ce rôle.»
Une production grandiose
L'événement intéresse une équipe de production de la maison de disques EMI, laquelle fera le voyage de Lausanne pour assister au spectacle. L'Opéra de Lausanne
affectionne le répertoire baroque depuis plusieurs années. Les quatre représentations agendées au Métropole se joueront «quasiment à guichets fermés», se réjouit le directeur.
«Jules César» est une production «un peu hollywoodienne» de l'Opéra de Oviedo, en Espagne. Les protagonistes vont évoluer dans un décor unique mais évolutif. Les Romains seront
vêtus en noir et les Egyptiens en blanc. Cléopâtre ne sera pas sans évoquer le cinéma des années 50.
Une intrigue touffue
L'intrigue de ce drame se révèle à la fois compliquée et riche en rebondissements. Jules César tombe sous le charme de Cléopâtre sur fond de luttes pour le pouvoir
en Egypte. Au final, tous deux se jurent un amour éternel alors que Cléopâtre est sacrée reine d'Egypte.
Pour la petite histoire, au 18e siècle, il était habituel de laisser les lumières du théâtre allumées pendant le spectacle ou de donner des chandelles. Ainsi le public pouvait suivre les méandres
de cette histoire sur leur livret.
Projet d'opéras itinérants
Depuis l'automne passé, les spectacles sont décentralisés dans deux salles de la ville car l'opéra doit être rénové. Le chantier devisé à 32 millions de francs a
pris du retard et n'a pas encore commencé en raison d'oppositions. La municipalité a toutefois annoncé que le lieu ouvrira ses portes en 2011.
Eric Vigié souhaite proposer des petits spectacles de plein air dans des villes et villages. «Nous allons essayer de le réaliser pour juin 2010, l'idée étant de présenter des opéras de
chambre pour deux-trois chanteurs. Nous pourrons ainsi offir du travail aux jeunes, chanteurs ou instrumentistes, qui sortent des Hautes écoles de musique.» Quand le nouveau théâtre sera
ouvert, le directeur entend poursuivre ces productions itinérantes.
par agences/as
publié dans :
Arts
créer un trackback
0
recommander
Commentaires